AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 recherche sur la sarcelle

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
freddy
expert posteur
expert posteur
avatar

Masculin Nombre de messages : 1580
Age : 38
Localisation : noyelle/sambre
Loisirs : chasse peche
Date d'inscription : 15/05/2007

MessageSujet: recherche sur la sarcelle   Ven 22 Fév - 0:30

le programme de recherche sur la sarcelle d'hiver


POURQUOI CETTE ETUDE ? :

La France est une zone d’hivernage importante pour la Sarcelle d’Hiver (Anas crecca), dont les effectifs à la mi-janvier oscillent autour de 90 000 individus depuis une quinzaine d’années. Les oiseaux hivernant en France ont été divisés en 2 sous populations théoriques, Nord-ouest Européenne et Méditerranéenne, entre lesquelles il existe vraisemblablement des échanges d’individus. Les effectifs de la population Nord-Ouest Européenne semblent en lente augmentation, alors qu’il n’est pas possible de déceler de tendance dans la population Méditerranéenne.

La Sarcelle d’Hiver est également une importante espèce gibier, avec des effectifs prélevés en France estimés à plus de 330 000 individus pour la saison 1998-99, soit trois à quatre fois l’effectif recensé au mois de janvier. Cette apparente contradiction pourrait avoir pour origine l’existence d’un renouvellement important des individus dans les populations hivernantes de Sarcelles d’Hiver, comme cela a été mis en évidence en Camargue et suggéré dans les Marais de l’Ouest : les oiseaux ne passeraient pas l’ensemble de la saison dans une même région, mais l’arrivée de nouveaux migrateurs au cours de l’hiver remplacerait régulièrement les individus prélevés à la chasse.
Il reste néanmoins à déterminer les facteurs responsables de ce renouvellement, son importance dans certaines régions et la manière dont les quartiers d’hivernage sont interconnectés. Bien que la Sarcelle d’Hiver ait fait l’objet de nombreuses études en Europe, de nouvelles recherches étaient donc nécessaires afin de pouvoir ajuster au mieux les modes de gestion pour cette espèce. A cet effet, l’ONCFS a lancé en 2002 un programme de recherche en trois axes :







Analyse des données historiques de baguage de Sarcelles d’Hiver en Camargue à la Station Biologique de la Tour du Valat pendant plus de 30 ans (fin des années 40 au milieu des années 70), pour obtenir des informations plus précises sur la biométrie, le taux de survie, le degré de renouvellement et la taille des populations,

Mise en place d’un nouveau programme de baguage national, pour obtenir des données comparables à celles de la Camargue à 30 ans d’intervalle, marquage individuel des oiseaux pour faciliter l’étude de leur comportement et de leurs déplacements,

Développement dans les prochaines années de modèles prédictifs de dynamique de population de Sarcelles d’Hiver, pour faciliter la prise de décision dans les modes de gestion à appliquer à l’espèce.
EN QUOI CONSISTE-T-ELLE ? :

L’analyse des données historiques de la Station Biologique de la Tour du Valat est en cours, et divers articles scientifiques sont en préparation, soumis ou sous presse dans des revues scientifiques internationales. Ces articles seront disponibles sur ce site après leur publication. Cette base contient les données de 60 000 sarcelles baguées, ayant par la suite donné lieu à 20 000 recaptures d’individus vivants et 10 000 reprises d’oiseaux morts.

En ce qui concerne le baguage actuel des sarcelles, ce programme est réalisé à l’échelle nationale, avec 14 zones de capture : Les Marais du Vigueirat en Camargue, les étangs de Gironde, la Réserve de Chasse et de Faune Sauvage du Massereau dans l’Estuaire de la Loire, la Réserve du Marais du Duer et d’autres marais dans le Golfe du Morbihan, le lac de Puydarrieux en Hautes-Pyrénées, la Réserve de Saint Georges de Bohons et la Réserve Naturelle de Beauguillot dans la Manche, la Réserve de Chasse et de Faune Sauvage de la Grand-Mare dans l’Estuaire de la Seine, les plans d’eau d’Outines en Champagne Humide, les zones humides du Forez et de l’Yonne, les étangs des Dombes et les étangs de la Brenne.

Les oiseaux capturés sont pesés, mesurés, bagués et relâchés. Chaque oiseau est équipé d’une bague métallique du Muséum National d’Histoire Naturelle (portant l’inscription « Mus. Paris » et un numéro d’identification).

Certains individus sont également équipés de marques sur le bec lorsqu’ils sont capturés, afin de faciliter leur observation et d’étudier le comportement individuel, comme l’alimentation, les déplacements et la formation des couples.
Sur ces marques est inscrit un code individuel, formé de deux caractères (de type A1, 1A, A=, etc…), identiques des deux côtés du bec, plus éventuellement un troisième caractère sur le dessus. Ces marques sont de couleur jaune pour les oiseaux marqués en Camargue, vert clair pour les autres sites. Cette méthode est utilisée avec succès depuis plusieurs dizaines d’années en Amérique du Nord et dans certains pays d’Europe..

OÙ EN SOMMES NOUS ?

Depuis le début du programme, 6605 canards (dont 4100 sarcelles) ont été bagués, et 3222 (1337 sarcelles) contrôlés, c'est-à-dire recapturés vivants et relâchés à nouveau. Ces contrôles concernent 565 sarcelles différentes. Le nombre de baguages (toutes espèces confondues) est resté stable en 2006/07 par rapport à 2005/06 (1429 au lieu de 1325), comme le nombre de contrôles (761 en 2006/07 par rapport à 700 en 2005/06). Cette apparente stabilité masque en fait de profondes disparités entre sites: alors que dans la plupart des zones le nombre de captures a été très faible (e.g. 45 sarcelles captures en Camargue au lieu d’une moyenne annuelle de 400-500 individus) quelques sites ont connu de bons succès 2006/07. Le faible nombre de captures dans la plupart des sites est suppose dû aux petites effectifs d’oiseaux et/ou à la faible attractivité des appâts dans les pièges, du fait de la douceur des conditions climatiques. Toutefois, 2006/07 a néanmoins vu le baguage de 1429 canards (733 sarcelles). Au total, 409 sarcelles ont été reprises (c'est-à-dire tuées ou trouvées mortes) depuis le début du programme, et leurs bagues nous ont été renvoyées. Le taux de reprise pour les sarcelles est donc maintenant de 10%.

Dans le cadre de ce programme, les marques nasales en plastique souple sont posées sur certains individus seulement, en accord avec le CRBPO (au Muséum National d’Histoire Naturelle, à Paris), et en concertation avec les autres organismes européens utilisant cette technique. Au total, 399 sarcelles ont ainsi été équipés en 2006/07 (soit 54.4% des oiseaux bagués). Ces marques ont permis d’effectuer un grand nombre de relectures (1050 au total pour les sarcelles en 2006/07, contre 736 en 2005/06). En 2006/07, 203 sarcelles marquées différentes ont été observées. Depuis le début du programme, 2473 sarcelles ont été équipées d’une marque nasale, donnant lieu à 4042 relectures, dont 206 à l’étranger - voir la carte des observations à l’étranger.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://partagernoschasse.discutforum.com
 
recherche sur la sarcelle
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» RECH forme sarcelle et siffleur ( americaine )
» femelle de sarcelle
» Recherche Repsol
» Recherche impuls speed
» recherche béquille 125 wr 1998

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Connaisance :: Actualité-
Sauter vers: