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 Les canards de surface

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freddy
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MessageSujet: Les canards de surface   Jeu 6 Mar - 17:06

Le Canard colvert


Le superbe Canard colvert (Anas platyrhynchos), aussi appelé Canard malard, est le canard sauvage le mieux connu dans le monde. Il est impossible de ne pas reconnaître le mâle de cette espèce lorsqu’il est recouvert de son plumage nuptial. La tête et le cou, d’un vert chatoyant, sont délimités par un collier blanc sous lequel s’étend le plumage de la poitrine, d’un marron intense. Les parties inférieures et les côtés sont gris pâle.

Le dos et les ailes sont brun grisâtre et celles-ci sont rehaussées d’un miroir (tache carrée de l’aile plus brillante que le reste du plumage) violacé sur l’aile, près du corps. La queue blanchâtre, agrémentée de noir sur ses deux faces, est ornée de deux plumes noires retroussées (voir figure 1) sur la ligne médiane de sa face supérieure, une particularité qui permet de discerner un mâle reproducteur. Il a le bec jaune, et les pattes et les pieds orangés.

Le plumage de la femelle est beaucoup moins coloré. Le dos de celle-ci est tacheté de brun et sa poitrine, fortement rayée, est chamois et brun foncé. On reconnaît le Canard colvert femelle surtout au miroir (tache brillante sur l’aile, près du corps) bordé de blanc, semblable à celui du mâle. Les pattes et les pieds sont orangés, tout comme le bec, lequel est parfois tacheté de noir.


Signes et sons

Le cri de la femelle, un couac puissant, est similaire à celui des canards de ferme. Le mâle, quant à lui, émet un nasillement grave et plus doux.

Les Colverts sont parmi les premiers canards à revenir aux sites de nidification au printemps. Dotés d’une grande faculté d’adaptation, ils peuvent nicher près d’un lac, d’un étang, ou d’une rivière, ou même d’une mare en terrain boisé. Ils préfèrent cependant les prairies naturelles parsemées de roselières et de cuvettes, typiques des provinces des Prairies.

On peut voir des Colverts dans les parcs de nombreuses grandes villes où, à demi apprivoisés, ils quittent leur étang en se dandinant pour venir manger dans la main des gens.

Le Colvert est un canard de surface (ou barboteur – voir figure 2) typique. On le voit souvent basculer le corps sans plonger à la recherche de nourriture, la tête dans l’eau et la queue dans les airs. Il peut plonger en cas d’urgence, mais il le fait rarement.

Caractéristiques uniques

Dans toute son aire de répartition, le Canard colvert est très prisé des chasseurs : son vol est rapide, on peut l’attirer facilement au moyen d’appeaux et d’appelants, et sa chair est excellente. Le poids moyen des adultes est de 1,24 kg, et les plus gros mâles peuvent facilement atteindre 1,36 kg. Aucun autre canard n’est autant chassé : au Canada, plus de la moitié de tous les canards abattus sont des Colverts.

On trouve le Colvert partout en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. On a aussi introduit cette espèce à maints endroits ailleurs dans le monde. Au Canada, l’aire de répartition du Colvert s’étend dans l’ensemble du pays. Cependant, ce sont les provinces des Prairies qui en abritent le plus grand nombre. Le Colvert s’est récemment propagé vers l’est, où il est fermement établi le long du fleuve Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. À l’Île-du-Prince-Édouard, à Terre-Neuve-et-Labrador, c’est une espèce rare qui cède la place au Canard noir, étroitement apparenté. On trouve aussi aujourd’hui des Colverts dans certaines zones de la forêt boréale de l’Est du Canada ainsi que sur les basses terres de la baie James et de la baie d’Hudson.

Les Canards colverts sont des oiseaux résistants qui hivernent régulièrement dans le Sud de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. Certains demeurent dans le Nord, aussi loin qu’ils peuvent trouver des masses d’eau libres de glace. Des Colverts y passent les mois les plus rigoureux, même en Alaska, et, en Alberta, certains hivernent sur les eaux libres de la rivière Saskatchewan Nord jusqu’à Edmonton.

La grande majorité migre cependant vers le Centre et le Sud des États-Unis, où les lacs et les étangs sont libres de glace toute l’année. Le Colvert vit essentiellement en eau douce, mais certains hivernent dans les baies côtières.
Vers la fin de mars et le début d’avril, les premiers Colverts sont de retour dans les Prairies, là où ils sont les plus nombreux au Canada. À cette époque de l’année, les lacs et les étangs sont habituellement encore gelés, et les seules eaux libres sont les eaux de fonte qui remplissent les creux des pâturages et des champs. Ordinairement, les premiers arrivés sont des couples déjà formés.

Accompagnée du mâle, la femelle se met à chercher un territoire. Le plus souvent, celui qu’elle choisit se trouve à proximité de son lieu natal. Certaines femelles retournent au même site d’une année à l’autre.

Le site de reproduction peut se trouver près d’un étang, mais il est souvent à une certaine distance de l’eau et peut même en être passablement éloigné. Normalement construit au sol, le nid n’est guère plus qu’une dépression tapissée de fragments d’herbe et de joncs ou d’autres matériaux trouvés aux alentours. Il est habituellement bien abrité par des plantes herbacées de bonnes dimensions ou des symphorines, des églantiers ou d’autres arbrisseaux des prairies. Les œufs, dont la couleur peut varier, d’une femelle à l’autre, d’un vert terne à presque blanc, sont pondus au rythme d’un par jour. La femelle peut pondre jusqu’à 15 œufs, mais le nombre habituel est de 8 à 12.

L’incubation (c.-à-d. le réchauffement des œufs jusqu’à l’éclosion), ne commence qu’une fois tous les œufs pondus, de sorte que les canetons éclosent à peu près en même temps. Durant la période de ponte, et tout particulièrement au début de l’incubation, la femelle perd du duvet de son ventre et l’utilise pour garnir le nid. Lorsqu’elle quitte le nid pour se nourrir, la femelle recouvre les œufs avec ces plumes grises dont la partie centrale est blanche. En plus de garder les œufs au chaud, le duvet les soustrait à la vue des corneilles, des pies et des autres prédateurs capables de repérer facilement les œufs laissés à découvert.

L’incubation, qui dure environ 28 jours, est assurée entièrement par la femelle. Dès leur éclosion, les canetons sont de charmantes petites boules de duvet. Leur dos, d’un brun sombre, est rehaussé de quatre taches jaunes. Leur face et leurs parties inférieures sont jaunes, avec une tache foncée à l’oreille et une ligne brune au niveau de l’œil.

Si le nid est détruit, la femelle recommence la nidification; elle peut s’y reprendre jusqu’à trois ou quatre fois. D’une fois à l’autre, le nombre d’œufs diminue. Le Colvert n’élève cependant qu’une seule nichée par année.

Dès que les canetons sont secs, la femelle les conduit au plan d’eau le plus près. Le trajet peut être long et périlleux. Bien que la femelle construise parfois son nid près d’une cuvette ou d’une mare remplie d’eaux de fonte, une grande partie de cette eau peut s’être évaporée, ne laissant qu’une boue en voie d’assèchement. Sur la terre ferme, les canetons peuvent s’égarer dans l’herbe ou être cueillis par des prédateurs.

La femelle est une excellente mère. Elle s’arrête à maintes reprises pour rassembler et réchauffer ses petits. Si une personne ou un animal constituant une menace se présente, elle attirera habituellement l’intrus loin des petits en battant des ailes et en poussant des cris rauques, comme si elle était blessée. Un humain ne s’y laisserait probablement pas prendre, mais grâce à cette ruse, elle réussit généralement à éloigner les prédateurs de ses canetons.

Une fois à l’eau, la femelle conduit ses petits vers les aires d’alimentation. Les canetons trouvent eux-mêmes leur nourriture, laquelle est au début probablement composée de petits crustacés (c.-à-d. de petits organismes munis d’une carapace), comme les puces d’eau, ainsi que d’insectes et de végétaux minuscules, comme les lenticules mineures.

Peu à peu, les petits perdent leur duvet et se revêtent de plumes véritables. À l’âge d’environ 10 semaines, leur plumage ressemble beaucoup à celui de la femelle. À cet âge, leur mère les a quittés.

Après la saison de reproduction, les Canards colverts muent (c.-à-d. perdent leurs anciennes plumes qui sont remplacées par de nouvelles) et acquièrent leur plumage dit d’éclipse, un plumage « de transition ». Les mâles sont les premiers à subir cette mue.

Les mâles demeurent sur leur territoire pendant environ les 10 premiers jours de l’incubation, après quoi ils quittent leur partenaire. Ils se réunissent alors dans de grands marais où ils perdent leur éclatant plumage nuptial et prennent une apparence assez semblable à celle des femelles. Ils perdent d’un coup leurs plumes de vol et, durant à peu près un mois, ils sont incapables de voler. Ils vivent alors cachés dans les roseaux jusqu’à ce que leurs nouvelles plumes aient poussé.

Après que les femelles ont abandonné leurs petits, elles se rassemblent à leur tour dans les roseaux pour muer. Elles perdent elles aussi la faculté de voler, mais le nouveau plumage résultant de cette mue modifie peu leur apparence. À la fin de l’automne, les jeunes acquièrent le plumage caractéristique de leur sexe; le plumage des mâles peut toutefois ne pas avoir tout son éclat avant la deuxième année.

Vers la fin de l’été, les oiseaux se rassemblent en groupes mixtes de jeunes et d’adultes. Pendant une bonne partie de la journée, ils se tiennent immobiles ou flânent à distance du rivage. Quand le grain devient mûr, ils s’envolent vers les champs pour s’y nourrir. Habituellement, les Colverts effectuent alors leurs déplacements tôt le matin et tard le soir, mais, quand le temps est couvert ou orageux, ils peuvent se déplacer en tout temps durant le jour. Ce sont ces volées qui procurent aux chasseurs les moments les plus palpitants de la saison.

Le Colvert est l’un des canards les plus résistants et les plus adaptables. Néanmoins, la destruction régulière de ses habitats de nidification dans les Prairies, particulièrement dans les hautes terres herbeuses, a fait que, depuis bon nombre d’années, les populations continentales de Colverts diminuent. La sécheresse qui a sévi dans les années 1980 et 1990 a créé des conditions défavorables aux canards des Prairies et a facilité la mise en culture de nombreuses anciennes terres humides qui se sont asséchées.

Dans l’Est du Canada, l’espèce est florissante. Elle y trouve d’abondants sites de nidification dans les fermes abandonnées, les parterres de coupe à blanc et les espaces verts des villes, ce qui l’a aidée à se propager. La prolifération du Colvert, conjuguée au fait qu’il se croise facilement avec le Canard noir, un proche parent, a rendu passablement problématique la conservation des populations de Canards noirs de l’Est.

Devant la chute des populations de Colverts des Prairies et d’autres canards, comme le Canard pilet, observée depuis bon nombre d’années, on a décidé de mettre en œuvre à l’échelle du continent un programme de conservation de la sauvagine et d’autres espèces des terres humides. Le Plan nord-américain de gestion de la sauvagine (PNAGS), signé en 1986, poursuit des objectifs bien précis de gestion des habitats du Colvert, tant dans ses habitats de nidification des Prairies que dans ses couloirs migratoires et ses aires d’hivernage, pour en rétablir les populations. Le Canada, les États-Unis et, depuis peu, le Mexique participent au PNAGS. Le Plan conjoint Habitat des Prairies, l’un des volets du PNAGS, vise à restaurer plus de 1,4 million d’hectares renfermant des habitats de première qualité pour la reproduction du Colvert au Manitoba, en Saskatchewan, et en Alberta. On peut obtenir de plus amples renseignements sur le PNAGS en s’adressant à la Direction de la mise en œuvre du PNAGS, à l’adresse mentionnée ci-dessous pour le Service canadien de la faune.

Le Colvert est l’un des rares canards qui se nourrissent régulièrement de céréales. Il est particulièrement friand d’orge et de blé. De nos jours, comme la plus grande partie des céréales est récoltée au moyen de moissonneuses-batteuses, les canards ne peuvent constituer une nuisance pour les agriculteurs que lorsque le mauvais temps oblige ces derniers à laisser leurs céréales en andains.

De tout temps, les humains se sont nourris des œufs et de la chair du Canard colvert. Il existe aussi depuis longtemps une variété domestique de cet oiseau, lequel est aussi à l’origine de nombreuses autres races de canards domestiques, dont le plumage brillant trahit la descendance. Le Colvert n’est pas seulement utile : ce magnifique oiseau fait aussi la joie de nombreux amateurs de plein air. L’ornithologue amateur connaît peu de spectacles aussi fascinants que celui des Colverts qui, les pattes tendues, cherchent à se poser au printemps sur les premières eaux libres.
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MessageSujet: Re: Les canards de surface   Jeu 6 Mar - 17:17

La Sarcelle d'hiver

Anas Crecca





Description
Taille 34-38 cm
Env. 58-64 cm
Poids 250-400 g

Le plus petit des canards communs, excellent voilier, nerveux, souvent actif et bruyant la nuit. En plumage nuptial, le mâle semble sombre de loin, mis à part la tache jaune sous la queue ; de plus près la tête est roux-marron avec un large sourcil vert à l'arrière de l'oeil, le bec est noir, le miroir alaire vert. En éclipse le plumage est celui de la cane colvert en plus pâle, et l'oiseau se différencie alors de la Sarcelle d'été par une tache latérale pâle et allongée à la base de la queue.

Migratrice partielle ; les populations scandinaves, nordiques et d'Europe de l'Ouest hivernent plus au sud et à l'ouest jusqu'en Afrique du Nord. Les mouvements migratoires ont lieu en juillet-novembre et en mars-mai.

Habitat
Niche en été sur les petits plans d'eau des landes et des forêts, les étangs de plaine, les marais et les tourbières, parfois assez haut en altitude. En hiver on la trouve sur des étangs peu profonds, les bassins de retenue, les marais et les estuaires.
Alimentation
Graines de plantes aquatiques, petits mollusques, crustacés, vers et larves d'insectes.

Reproduction
Nid formé d'herbes sèches et de duvet, enfoui dans la végétation d'une prairie ou d'une lande. Une ponte annuelle fin avril-mai, avec 8-10 oeufs crème de 46 mm ; l'incubation dure 21-23 jours, les poussins, nidifuges, sont indépendants à l'âge de 25 jours et volent à 44 jours.
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MessageSujet: Re: Les canards de surface   Jeu 6 Mar - 17:30

La Sarcelle d'été

Anas querquedula





Description
Taille 37-41 cm
Env. 63-69 cm
Poids 300-440 g

Un peu plus grande que la Sarcelle d'hiver, de la taille d'un pigeon. Elle a un vol vif et rapide, parfois acrobatique à la différence des autres canards. La silhouette est un peu plus élancée en vol, le bec plus long et épais, et sur l'eau l'avant du corps semble plus lourd. En plumage nuptial le mâle montre un large sourcil blanc en forme de croissant qui contraste avec le roux de la tête.

Migratice, quitte l'Europe en hiver pour l'Afrique tropicale en août-novembre et revient en février-mars. Quelques individus hivernent en Andalousie.

Habitat
Rivières, étangs peu profonds, marais ; elle est moins répandue que la Sarcelle d‘hiver en Europe de l'Ouest.

Alimentation
Végétaux aquatiques et animaux.

Reproduction
Niche à proximité de petites étendues d'eau. Nid camouflé dans une touffe de joncs ou d'herbes serrées, et tapissé de feuilles sèches et de duvet. De mi-avril à fin mai, 6-11 oeufs fauve-crème de 45 mm sont couvés 21-23 jours ; les jeunes, nidifuges, volent à 35-40 jours.
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MessageSujet: Re: Les canards de surface   Jeu 6 Mar - 17:40


Canard chipeau




Nom scientifique : Anas strepera
Famille :anatidés
Taille : 35 cm
Envergure : 89 cm
Poids : Mâle de 700 à 900 gr, femelle de 650 à 850 grammes
Âge maximum : 13 ans


Aspect


Le mâle de canard chipeau est gris terne avec l'arrière-train noir. En vol et au repos, : miroir alaire noir et blanc bordé de roux chez les deux sexes. La femelle est plus petite que celle du colvert, elle est plus grise. Son ventre blanc la distingue des canards colvert et pilet. Son miroir blanc est visible surtout en vol. Le bord orange du bec caractérise la femelle, le mâle a un bec gris.

Comportement


Le canard chipeau s'observe par couples ou en petites troupes, parfois mêlé à d'autres canards de surface. Il aime plonger. Oiseau souvent farouche.

Habitat


Espèce répandue, mais peu commune des eaux peu profondes. Fréquente les étangs, les marais, les lacs, les cours d'eau lents, les prairies inondées, rarement les eaux salées.

Aire de répartition


Nicheur rare et très localisé en France comme en Belgique (région d'Anvers), surtout dans les grandes zones d'étangs (Lorraine, Dombes, Forez, Camargue, Sologne, Brenne). Très irrégulièrement ailleurs.


Reproduction

Période de nidification :
Nombre de couvaisons : une couvée.
Nombre d'œufs : 8 à 12 œufs crème.
Incubation : 24 à 26 jours (femelle).
Nid : à terre dans la végétation riveraine épaisse, garni de feuilles et de duvet de la femelle. Le nid est dissimulé sous un couvert végétal épais de canches, de carex ou d'orties, à proximité de l'eau.
Type de nichoir : parfois les radeaux abrités dans la végétation haute.
Envol : 45 à 50 jours.
Emancipation :
Plumage juvénile : 2 mois.
Première nidification : 1 an.



Voix
Mâle : cris graves; femelle : cancanement plus court et plus rapide que celui du colvert.
Nourriture naturelle
Surtout des végétaux aquatiques, parfois animale.

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MessageSujet: Re: Les canards de surface   Jeu 6 Mar - 17:48


Canard pilet



Nom scientifique : Anas acuta
Famille : anitidés
Taille : mâle 66 cm, femelle 56 cm
Envergure : 79-87 cm
Poids : mâle 750-1050 grammes ; femelle 600-850 grammes.
Âge maximum : 27 ans
Taux de survie : 52 %


Aspect
Le Canard pilet est le plus élégant et le plus finement décoré des canards de surface. Il est nettement plus svelte que le Colvert avec son cou plus long et sa queue longue effilée noire et jaune crème. Le mâle est particulièrement élégant en plumage nuptial avec sa tête brune, son cou blanc avec une raie blanche remontant sur chaque côté vers la nuque. Son corps est gris vermiculé avec longues scapulaires noires et blanches. Les gris du dos et des flancs se fondent harmonieusement. Ses ailes sont étroites, longues et pointues et porte un miroir vert noirâtre avec bordure blanche à l'arrière et rouille à l'avant. Ses ailes et sa queue longues et pointues permettent de le distinguer en vol parmi tous les canards. Le mâle adulte en éclipse ressemble à la femelle adulte mais conserve les ailes du mâle nuptial et a des scapulaires plus longues et plus grise. La femelle ressemble aux autres femelles de canards. Elle est néanmoins plus fine et plus basse sur l'eau, a le long cou plus long. Ce long cou est un de ses traits distinctifs. Son plumage porte des stries grises, beiges et brune. Les deux sexes ont aussi le bec gris.

Comportement
Pour assurer la survie de l'espèce, la femelle compte beaucoup, comme toutes les autres femelles de canards, sur la discrétion de son plumage pour lui procurer un camouflage efficace dans la végétation. Lorsqu'elle est immobile sur son nid, les striations grises, beiges et brunes de son plumage permettent de la confondre de loin avec les plantes environnantes. Le mâle l'aide dans sa tâche en montant la garde et cherche à écarter l'intrus en feignant d'être blessé.

Le Canard pilet s'observe en couple ou en troupes peu nombreuses et peut passer des heures à se nourrir au même endroit.Pour assurer la survie de l'espèce, la femelle compte beaucoup, comme toutes les autres femelles de canards, sur la discrétion de son plumage pour lui procurer un camouflage efficace dans la végétation. Lorsqu'elle est immobile sur son nid, les striations grises, beiges et brunes de son plumage permettent de la confondre de loin avec les plantes environnantes. Le mâle l'aide dans sa tâche en montant la garde et cherche à écarter l'intrus en feignant d'être blessé.

Le Canard pilet s'observe en couple ou en troupes peu nombreuses et peut passer des heures à se nourrir au même endroit.

Habitat
Milieux humides comme les lacs, étangs, marais arrière-littoraux ; dans les baies abritées et sur les vasières en hiver.


Aire de répartition
Répartition circumpolaire dans l'hémisphère Nord en zones boréale et de toundra. En Europe, niche de l'Islande à la Russie. Nicheur rare en France. Hiverne de la Grande-Bretagne aux Balkans, en France principalement sur les côtes, du Morbihan à la Gironde, et en Camargue. De passage uniquement sur les eaux continentales.


Reproduction

Période de nidification : mai à septembre.
Nombre de couvaisons : une couvée.
Nombre d'œufs : 7 à 9 œufs crème, parfois verdâtre.
Incubation : 22 à 24 jours, femelle.
Nid : construit dans une cavité du sol par la femelle, il est caché dans la végétation palustre, est est garni de végétaux et duvet de la femelle.
Jeunes : nidifuges. La femelle se charge d'élever, sans l'aide du mâle.
Envol : à 40-45 jours, femelle.
Emancipation : après 50 jours environ.
Plumage juvénile : 3 mois.
Première nidification : à 1 (2) an.


Migration


L'aire de nidification d'Europe du Nord et de Sibérie est abandonnée en hiver. Le Canard pilet effectue alors de grandes migrations à travers la mer Baltique, en direction du bassin méditerranéen et de l'Afrique sahélienne pour rejoindre ses quartiers d'hiver. Présence en France : septembre à avril. Le canard pilet ne reste nicher en France qu'à titre exceptionnel.

Voix
Rarement loquace. Les mâles émettent un sifflement clair et roulé « krru ». Grognements pendant la parade de la femelle. Elle émet aussi un doux cancanement.


Nourriture naturelle
Plantes aquatiques et leurs graines ; larves d'insectes, vers, petits mollusques et crustacés. « Broute » à terre et glane les céréales perdues dans les champs.



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